C'est durant le Conseil syndical de MASSE du 10 octobre qu'est évoquée l'épineuse question de la remise en route du chauffage. Les membres "pour" jugent la date tardive et les membres "contre" trop précoce, comme bien souvent au sein de cette instance. Les températures étant annoncées à la baisse, nous décidons l'allumage à partir du lundi 16 avec en arrière-pensée que si les températures restaient clémentes, nous ferions, au moins, le test de chauffage avant d'en avoir réellement besoin.

C'est à partir de cet instant que le feuilleton commence ! Je vous laisse retrouver les épisodes dans les onglets ci-dessous.

C'est durant le Conseil syndical de MASSE du 10 octobre qu'est évoquée l'épineuse (et annuelle !) question de la remise en route du chauffage. Les membres "pour" jugent la date tardive et les membres "contre" trop précoce, comme bien souvent au sein de cette instance. Les températures étant annoncées à la baisse, nous décidons l'allumage à partir du lundi 16 octobre avec en arrière-pensée que si les températures restaient clémentes, nous ferions, au moins, le test de chauffage avant d'en avoir réellement besoin. C'est à partir de cet instant que le feuilleton commence ! Je vous laisse retrouver les épisodes dans les onglets ci-dessous. Jeudi 12 octobre Les lève-tôt ont eu une désagréable surprise ce jeudi 12 octobre en découvrant que leur douche et leur rasage seraient vivifiants. En effet, il n'y avait pas d'eau chaude au robinet. Si les premiers levés ont pu bénéficier du reste d'eau (tiède) qui circulait dans le réseau, ceux levés à sept et plus tard ont bénéficié d'une eau à… température ambiante ! Si un déclenchement d'alerte à permis d'informer le CS et nos gardiens, les sondes de sécurité de la chaufferie avaient, elles aussi, fait leur devoir en prévenant directement les équipes de Thermofuel. Le premier constat réalisé par le technicien fait état d'un sérieux manque d'eau dans le circuit. L'idée de la fuite est rapidement évoquée. Il manque sept mètres cube d'eau ! Après avoir recomplété, le circuit d'eau chaude est réactivé sur toute la partie basse du Parc des Battières (B2 et le bâtiment C). Mais d'où vient cette eau ?   Nous avons une fuite ! (Oui, mais pas ici !)       Lundi 16 octobre La remise à niveau de l'eau dans le circuit a permis à la copropriété de passer un bon weekend avec des températures clémentes. Comme demandé au prestataire de chauffage, c'est ce lundi 16 octobre que devait être remis en service le chauffage. Dans un premier temps pour contrôler l'état du réseau, corriger ou réparer les petites défaillances, mais aussi pour ne pas faire refroidir les appartements les plus bas et moins ensoleillés. Et là, douche froide avec notre eau chaude ! Il manque à nouveau de l'eau. Ce sont quatorze mètres cubes d'eau qui ont disparu durant le weekend. Il faut se rendre à l'évidence, nous avons une fuite, et pas une petite. La machine se met en branle pour contacter toutes les entreprises compétentes dans le domaine… Mercredi 18 octobre Compte tenu des difficultés rencontrées pour une intervention rapide de la société spécialisée dans la recherche de réseaux et plus particulièrement de fuites, Thermofuel décide de couper l'eau chaude du bâtiment C afin de ne pas dégrader l'échangeur à plaques. Cet appareil réchauffe l'eau chaude sanitaire dans la sous-station du bâtiment C. En attendant l'intervention, Thermofuel procède à l'affichage de possibles coupures d'eau dans les allées, principalement au bâtiment C. Pour couronner le tout, sur la centaine de plans dont le CS dispose, aucun ne représente le réseau d'eau chaude sanitaire et de chauffage au sein du parc. Seuls les matériels électroniques pourront nous secourir. Trouver la ou les fuites va s'avérer sportif ! C'est à 15 h 40 que la régie de Masse nous prévient que le technicien en recherche de fuite passera en fin de journée pour la localiser. Ce dernier était déjà retenu sur un autre chantier. C'est vers 16 h 30 qu'il est arrivé aux Battières. Accompagné du technicien de Thermofuel, ils se sont mis en recherche du réseau de chauffage dans le sol. Malgré la mise en œuvre de tout l'appareillage sophistiqué disponible, il a été impossible de trouver le passage exact des tuyaux. Une trop grande pollution sonore (bruit ambiant, rue, etc.) empêchait la localisation précise. Le dernier test sera effectué à l'aide d'une caméra dont la progression sera bloquée après une quinzaine de mètres. La recherche s'arrête sur un échec pour ce soir. Demain, il faudra creuser pour sonder ! INFO : Trois techniques ont été utilisées pour rechercher les canalisations d'eau chaude. Acoustique (écouter les vibrations sonores générées par l'eau), Induction (un courant électrique est envoyé dans les tuyaux, ce qui permet de les détecter par induction magnétique), Visuelle (passage d'une caméra dans les conduits). Commencons à la source... On trouve de tout ici... ... mais pas nos tuyaux ! Oh oh… Il y a un truc là !   Oui, il y a bien quelque chose ! Un contrôle caméra…   ... permettra de localiser la ou les fuites… La caméra avance dans le conduit… ... mais elle est rapidement bloquée ! Jeudi 19 octobre En début d'après-midi, l'entreprise Roche arrive avec une petite pelleteuse. Nos deux gardiens (Patrick et Éric) accompagnent le conducteur. À l'emplacement proposé et marqué la veille pour creuser, c'est à plus de deux mètres de profondeur que l'on découvre les canalisations de chauffage. En soulevant les plaques de protection, le constat est sans appel ; Tout est sec, la fuite n'est pas en amont, mais bien entre la limite de propriété et le bâtiment C ! Il faut croiser les doigts, car si la ou les fuites sont sous l'avenue Eisenhower, il n'est pas certain que la Métropole fasse preuve de réactivité soit pour creuser, soit pour nous donner les autorisations. En fin d'après-midi, le technicien "chercheur" arrive. La canalisation de chauffage ouverte, cela lui permet de connecter son appareil directement sur le tuyau. En quelques minutes, il définit le passage des tuyaux (ce qui nous a permis de mettre à jour leur cartographie) mais ne décèle toujours pas de fuite en arrivant devant le portail pompier. Alors que tous les "pros" s'interrogeaient sur la localisation de la fuite, une plaque d'égout ronde, tapie près d'un pilier du portail, attire l'attention. Ces plaques, sont généralement utilisées pour l'évacuation des eaux pluviales. La confiance n'excluant pas le contrôle, la plaque est soulevée. Un fond sablonneux apparait, mais aucun trou d'évacuation ne se distingue. Il ne s'agit probablement pas d'une bouche d'égout. C'est en tentant de dégager le sable à l'aide d'une pelle que de l'eau remonte en surface. Serait-ce la fuite ? Quelques coups de pelle plus tard, le suintement est devenu jet. De l'eau à haute température jaillissait du tuyau enfin trouvé. La chance était de mise, la deuxième fuite se trouvait à quelques centimètres, sur l'autre tuyau. Les fuites sont trouvées, il reste à organiser le travail du lendemain. Les tuyaux sont secs... à 2m50 !   Les fuites sont bien en aval...   La résonance fait apparaitre… notre tuyau !   En effet, c'est bien celui que l'on recherche !   Notre fuite principale est bien là !   Il faut évacuer la boue.   Malheureusement, on ne peut pas faire plus ce soir !   La fuite est importante ! Vendredi 20 octobre  La bouche a été entièrement désensablée et vidée de son eau, elle laisse apparaitre les tuyaux de chauffage… à nu ! Aucune protection ni calorifugeage, seulement une épaisse couche de sable ! Cette situation a aidé la corrosion à s'installer et à fragiliser les tuyaux. Les mesures sont prises, reste plus qu'à commander le matériel et revenir l'installer… rapidement ! Il faut assécher…   Lundi 23 octobre Le regard d'accès à la fuite étant sur le domaine public, la société a dû demander une autorisation à la Métropole, pour pouvoir terrasser. Cet accord devrait lui être donné très vite suite aux désagréments apportés aux occupants.  L'intervention pourrait intervenir mardi 24 ou au plus tard jeudi 26 octobre. Mardi 24 octobre Alors que le bâtiment A n'a plus d'eau chaude sanitaire à son tour, les mauvaises nouvelles s'accumulent. La régie de Masse découvre que la Métropole n'a pas la connaissance de l'infrastructure des tuyaux de chauffage qui passent sous l'avenue Eisenhower ! Pourtant, cette parcelle cadastrée section BD n° 13 et 93 a fait l'objet d'une préemption publique sur l’assiette cadastrale de la copropriété pour la construction de l’avenue Eisenhower le… 28 juin 1962. La construction de l'avenue Eisenhower a donc été postérieure à celle des réseaux qui alimentent les bâtiments du Parc des Battières. Surprenant ! Pour mémoire, lors de la construction de la résidence, les deux parcelles cadastrales mentionnées ci-dessus étaient réunies. Plan original ICI . Finalement, nous n'aurons pas besoin de creuser sur le domaine public. Les tuyaux sont assez robustes pour recevoir les manchons. La réparation peut commencer rapidement ! Jeudi 26 octobre Disquer, meuler, ajuster, visser et serrer, mais aussi aspirer encore l'eau stagnante sont les maîtres mots de l'activité de cette matinée. Un autre point noir, et non des moindres, est que nos tuyaux doivent supporter des températures supérieures à 110° et que la jonction se fait sur des tubes de différente matière. De l'acier pour toute la partie descendante (de la chaufferie à la rue) et une sorte de PVC haute résistance pour les tuyaux qui traversent l'avenue Eisenhower jusqu'à la sous-station du bâtiment C. Malgré cela, le travail avance vite… et bien ! L'objectif absolu est de remettre l'eau chaude au bâtiment C, mais aussi le chauffage pour toute la copropriété pour le weekend. La réparation, c'est parti !           Vendredi 27 octobre La réparation est enfin terminée. La remise en eau est faite et la pression semble se maintenir. L'eau chaude revient peu à peu dans le bâtiment C, ce dernier étant à nouveau opérationnel. Maintenant, c'est le chauffage qui est rallumé pour l'ensemble de la copropriété. Je tiens à saluer le courage et la résilience des résidents du bâtiment C qui ont vécu deux semaines sans eau chaude en cette fin octobre. Aussi, j'associe les remerciements du CS à l'ensemble des résidents des Battières pour la solidarité (forcée) dont ils ont fait preuve en acceptant et en supportant le report du chauffage dans l'ensemble des bâtiments du parc. C'est fini !     Vendredi 3 novembre Quel pied !