La semaine dernière ce sont encore des records de température qui sont enregistrés à Lyon. La station installée dans le 7e arrondissement de Lyon enregistrait 39,9 degrés.
Un nouveau record de chaleur battu à Lyon pour un mois de juin

Nous souffrons toutes et tous de ces températures extrêmes qui sont entrain de s'imposer peu à peu comme une nouvelle norme.
A la suite des travaux des scientifiques du GIEC, Météo-France annonce maintenant 1,9° C d'augmentation depuis 1900, 2° en 2030 et 2,7° en 2050.

TRAC
La trajectoire de réchauffement de référence pour s’adapter au changement climatique | Météo-France

Et Lyon est habitué à figurer en tête du classement national des îlots de chaleur urbains (ICU) qui signalent un écart de températures significatif entre le centre-ville et la périphérie.

Carte des îlots de chaleur urbaine (ICU)

 Un 5ème arrondissement relativement préservé

A Lyon tous les espaces urbains ne sont pas égaux face à la surchauffe urbaine.

Ci-dessous les îlots en rouge sont les plus exposés en journée Les surfaces boisées ou avec présence d'eau, en bleu, sont sources de fraîcheur.

Le bâti dense et relativement élevé des centres-villes présente certes une ouverture au ciel limitée et un certain ombrage du fait des rues canyons, mais le très faible taux de végétation, de surfaces en eau et de surfaces perméables limite l’évapotranspiration et augmente l’inconfort thermique en journée.

La nuit les disparités s'expriment encore plus fortement car les quartiers les plus denses et les moins végétalisés vont plus difficilement dissiper la chaleur accumulée dans la journée.

En 2022, le plan nature avait l'ambition de planter 300 000 arbres dans la métropole d'ici 2030, il s'est parfois heurté a l'impossibilité de plantations en centre-ville.

Par chance, notre quartier est depuis longtemps fortement végétalisé et le bâti en est plus espacé ce qui le rend plus résilient que d'autres au réchauffement climatique que nous connaissons actuellement.

Prenons-soin de nos espaces boisés